1. Cédric, ça y est, après trois nuls et une défaite, Brest a décroché son premier succès, face au leader Châteauroux, avec en plus la manière…
Oui c’est vrai, nous avons fait un bon match avec un gros bloc « agressif » et assez offensif et nous avons vraiment pris le match par le bon bout. Nous avons poussé le plus possible et maintenu les Castelroussins le plus possible dans leur camp et puis nous avons eu le bonheur de voir nos efforts récompensés à cinq minutes de la fin avec ce but de William (Massot). C’est vrai qu’en première mi-temps, après ces deux ballons sur la transversale, nous nous sommes vraiment dits que ça ne voulait pas sourire, un peu comme depuis le début de championnat. Mais nous n’avons pas douté, nous nous sommes accrochés, continué à lutter et ça a fini par payer.
Et puis, après la « déroute » de Bastia, nous voulions prouver et nous prouver que nous n’étions pas si mauvais que ça quand même et prouver qu’il y avait du cœur dans cette équipe. L’avantage était que ce match face au leader arrivait trois jours après Bastia, ce qui fait que nous n’avons pas eu le temps de gamberger. En rentrant sur le terrain, tous les joueurs savaient ce qu’ils avaient à faire et qu’il nous fallait gagner. Et puis nous les remplaçants, lorsque nous sommes rentrés, nous savions qu’il fallait pousser et tout faire pour trouver la faille et finalement, ça a marché sur ce corner de Johan Gallon. C’était un grand moment avec cette joie de toute l’équipe et du public. C’était vraiment un moment fort.. Maintenant, je pense que cette victoire peut constituer un déclic. Je pense que nous avons vraiment démarré notre championnat. Certes, le score est étriqué mais ce n’est pas une victoire à l’arrachée, elle est méritée et acquise avec la manière. Châteauroux ne s’est procuré que deux véritables occasions et s’ils avaient marquer ce but à la toute dernière minute, ça aurait était injuste. Mais je me dis que si nous ne prenons pas ce but, c’est que le vent a tourné et que ça va aller mieux pour nous maintenant. Ce match doit devenir le match de référence, tout comme celui de Montpellier à l’extérieur, car nous avons retrouvé les valeurs du Stade Brestois et nous avons vraiment formé un bloc solide. Pour la confiance et pour la suite du championnat c’est important.
Même s’il est encore un peu tôt dans la saison, quel premier bilan dresses-tu de ce début de saison et comment sens-tu le groupe ?
Il commence vraiment à prendre forme, surtout au niveau de l’état d’esprit car, d’un point de vue technique, il n’y a pas de souci. Comme je l’ai dit, nous avons retrouvé vendredi dernier les vertus qui ont fait la force et le succès de Brest les deux saisons précédentes, à savoir un groupe où chacun est prêt à se battre pour l’autre et ne lâche rien. Je crois que les anciens les ont retrouvées et les nouveaux les ont acquises. Je pense que là, depuis vendredi, nous sommes repartis dans le bon sens. Il faut espérer maintenant que nous avons commencé par le moins bon, tout en relativisant quand même car sur quatre matches, nous n’avions perdu qu’une seule fois. Mais vendredi, nous avons vécu et senti quelque chose de fort entre nous joueurs. Nous avons vraiment formé un bloc que ce soit les onze sur le terrain ou les remplaçants. Notre saison est vraiment lancée maintenant et il reste à confirmer cette prestation vendredi prochain face à Clermont même si nous savons qu’enchaîner deux matches à domicile n’est jamais évident mais nous l’aborderont avec le même état d’esprit et la même volonté que face à Châteauroux et croyez-moi, nous ferons encore vraiment tout pour gagner. Quel que soit le groupe, quelle que soit l’équipe, quelles que soient les circonstances, même si c’est à la dernière minute, nous voulons absolument les trois points, même si préfèrerions que la victoire se dessine plus tôt, comme ça aurait dû être le cas face à Châteauroux. Nous savons qu’il faudra encore aller chercher l’adversaire très haut, les presser pour les faire craquer mais nous y sommes prêts.
3. Tu arrives de Tours où tu as passé deux saisons en National et même si tu avais fait une petite apparition avec Le Mans il y a trois ans, tu découvres vraiment cette saison la Ligue 2 : quelles sont tes premières impressions et tes objectifs pour cette saison ?
Et bien tout d’abord, je ne pensais pas intégrer le groupe des seize aussi tôt car je suis quand même arrivé assez tard dans la préparation d’avant saison mais du fait des nombreux blessés, le Coach m’a donné ma chance, tant mieux pour moi. C’est vrai que j’avais goûté un tout petit peu à la Ligue 2 il y a trois ans mais là, je la découvre vraiment et je vois vraiment le changement avec le National. Ca va plus vite, c’est encore plus physique que le National et par rapport à ça, je suis parfaitement conscient que j’ai beaucoup de travail à accomplir si je veux prouver quelque chose à ce niveau-là. Mais ce n’est pas insurmontable et je vais tout faire pour y arriver. J’ai la chance en plus d’être dans un très bon groupe où j’ai été très bien accueilli et bien intégré dès le début ce qui a grandement facilité mon adaptation. J’avoue que je ne m'attendais pas à être titulaire aussi vite à ce niveau et j’aurais préféré que ça se passe mieux car prendre quatre buts pour une première, ce n’est l’idéal ! Mais en même temps, ça fait vraiment très plaisir car cela fait longtemps que je travaille dur pour cela et même si pour une première ce fut une lourde défaite, quelque part, personnellement, ça fait du bien, c’est un peu une sorte de récompense. Mais il ne faut pas que je m’arrête à ça, je sais que j’ai encore beaucoup de travail à faire. J’espérais secrètement rejoindre un jour un club de Ligue 2 mais peut-être pas si vite. Je m’étais préparé à refaire une saison en National avec Tours et rejoindre ensuite la Ligue 2. Il se trouve que le Stade Brestois s’est intéressé à moi, les dirigeants me suivaient depuis un certain temps et ils m’ont permis d’atteindre un peu plus tôt que prévu mon objectif. Et aujourd’hui, je suis bien heureux d’être là et je me dis que ça récompense tout le travail que j’ai pu faire jusqu’à présent. Et même si, dès le départ, je savais que ça n'allait pas être facile notamment du fait de la concurrence, ça ne me fait absolument pas peur. Au contraire, je pense que Brest m’offre le cadre idéal pour progresser en travaillant au quotidien au contact de joueurs d’expérience qui peuvent beaucoup m'apprendre. En restant en National, je ne suis pas sûr que j’aurais pu avoir cette opportunité et la même progression que je peux obtenir ici à Brest.