1. François, après une victoire à Nîmes en ouverture du championnat, le Stade Brestois a été tenu en échec sur sa pelouse face à Clermont : quelle est ton opinion de ce début de saison ?
Et bien disons que nous pouvons avoir un sentiment mitigé par rapport à notre dernière prestation face à Clermont mais d'un point de vue comptable, je pense que c'est un bon début de saison car quatre points en deux matches et une victoire à l'extérieur, c'est plutôt bien. Mais comme tous mes coéquipiers, je suis persuadé que nous pouvons faire mieux car nous ne sommes pas encore à 100% de nos capacités mais c'est intéressant de voir que malgré tout, nous restons sur deux résultats plutôt positifs. C'est encourageant pour la suite et ce n'est pas parce que nous concédons le nul face à Clermont sur un coup du sort que nous ne pouvons pas faire mieux, au contraire. Par rapport à nos prestations sur ces deux matches, les résultats semblent plutôt logiques. Face à Clermont, nous avons plutôt bien géré la première période. Ils jouaient regroupés derrières, nous nous y attendions car leur première défaite face à Vannes les avait un peu "refroidis". Ils nous attendaient donc en défense mais nous avons trouvé la solution pour ouvrir le score. En pareille situation, c'est souvent le plus dur et notre tord ensuite c'est de ne pas avoir voulu enfoncer le clou et nous leur avons laissé un peu trop la possession du ballon. Il aurait fallu aller les chercher un peu plus haut pour les empêcher de se créer des occasions, de prendre confiance et d'égaliser.
2. Il y a deux matches difficiles qui se profilent avec tout d'abord ce déplacement à Troyes, qui rappelle de bons souvenirs, comment appréhendes-tu ce déplacement ?
C'est vrai que ça va nous rappeler de bons souvenirs mais le match sera totalement différent, nous le savons. Troyes s'est bien repris vendredi dernier et nous savons que c'est un adversaire de valeur et que sera difficile. Mais de notre côte, nous restons sur une victoire à l'extérieur dans un contexte pas facile et nous avons vu ce que nous pouvions faire en déplacement. Ca sera un bon match à jouer, un bon test face à un bon adversaire et nous y allons avec une forte motivation car si nous arrivons à faire un résultat à Troyes, ça peut être très important pour la confiance et très intéressant pour la suite de la saison. Nous y allons donc confiants, motivés et nous voulons montrer que le nul subi face à Clermont n'était qu'un petit accident. De toute façon, dans ce championnat, même si nous savons qu'il sera difficile, avec des équipes aux niveaux relativement proches, nous ne devons craindre personne et nous ne devons pas faire de complexe d'infériorité. Nous allons à Troyes en ayant envie de faire quelque chose de bien et de poursuivre une série d'invincibilité qui dure maintenant depuis longtemps si on prend en compte la fin de saison dernière. Nous savons qu'il faudra être solidaires, notamment dans le travail défensif mais tout le monde en est conscient et chacun sait qu'il a un rôle à jouer dans le secteur défensif et plus particulièrement à l'extérieur.
3. Tu entames ta deuxième saison au Stade Brestois et on te sent " bien en jambes " depuis le début : comment te sens-tu personnellement ?
Je me sens plutôt bien mais je sais aussi que la saison sera longue et qu'il faudra que j'entretienne cet état de forme. Nous avons fait une grosse préparation physique avec Nicolas Locussol et personnellement, ça m'a fait beaucoup de bien. Depuis l'année dernière, je trouve que j'ai progressé sur le plan physique et j'ai besoin de ça pour pouvoir être bien les jours de match et apporter quelque chose d'intéressant. Ca démarre bien mais le plus important, c'est de pouvoir durer tout au long de la saison. Comme tous les joueurs, je suis très motivé pour faire une belle saison et ça passera par de grosses performances, nous le savons. Pour l'instant, ça se passe bien, j'ai des bonnes sensations et je vais tout faire pour que ça dure. En plus, ça se passe très bien en termes d'organisation au milieu de terrain même si mon post de prédilection est d'être dans l'axe. Mais cela fait des années que je n'évolue plus dans l'axe, dans le football moderne les schémas tactiques ne demandent plus de meneurs de jeu "à l'ancienne". Je me suis très bien adapté sur le côté et le Coach me laisse suffisamment de libertés pour repiquer au centre de temps en temps. Le plus important est que j'apporte ce qu'on attend de moi quel que soit le poste, pourvu que ce soit pour le bien de l'équipe.