1. Julien, samedi soir le Stade Brestois s’est qualifié aux dépends de Lannion au bout du suspens à la fin d’une longue séance de tirs aux buts : ce scénario t'a-t-il surpris ?
Comme souvent lors des premiers tours, quel que soit l’adversaire et son niveau, on se dit toujours que l’important c’est de se qualifier. Nous savions que ce premier tour allait être délicat avec en plus des conditions difficiles : un terrain synthétique, du vent et une équipe de Lannion qui a joué très regroupée. Nous savions que ceci n’allait pas nous avantager. Face à une équipe de Lannion bien regroupée, il aurait fallu utilisé la largeur mais la taille du terrain ajoutée au fort vent ne nous ont pas permis de jouer long ou sur les côtés. Ces conditions ont avantagé les Lannionnais. On me rétorquera que les conditions sont les mêmes pour les deux équipes mais quand on a une équipe qui doit faire le jeu et une équipe qui doit défendre, c’est forcément celle qui doit défendre qui est avantagée. Ca s’est ensuite joué au bout du suspens en effet à la fin d’une séance de tirs aux buts interminables. Je m’étais même préparé à tirer ! Il y a eu un tir au but décisif pour Lannion mais j’ai vu que le tireur avait la pression. Je me suis dit que sous la pression il allait plus ouvrir son pied et j’ai anticipé, ça m’a réussi. Et puis l’expérience que j’ai pu acquérir dans cette compétition dans le passé m’a permis de rester concentré. En tout cas ce match et ce scénario ne m’ont pas surpris, les premiers matches de Coupe de France sont toujours délicats à jouer.
2. Justement, on a pu s’apercevoir durant ce premier tour, beaucoup d’équipes de Ligues 2 ont souffert et certaines se sont faites éliminées par des adversaires hiérarchiquement inférieurs : comment expliques-tu cela ? Serait-ce un problème de motivation ?
Non, je ne crois pas. Il faut noter que maintenant, toutes les équipes de CFA2 ou de DH ont un entraîneur ou des joueurs qui ont connu des centres de formation de clubs professionnels ou des championnats de National ou de Ligue 2. Ils apportent beaucoup à leurs joueurs ou leurs coéquipiers et savent bien les préparer pour ce genre de rencontres. Ensuite, on sait que si une équipe de Ligue 2 n’a pas un joueur qui sait faire la différence, dans ce genre de rencontre, ça devient plus compliqué et samedi soir, peut-être qu’il nous a manqué cette individualité qui aurait pu faire la différence durant le temps réglementaire. Et nous avons vu en effet, que nous n’étions pas les seuls mais au final, nous nous sommes qualifiés contrairement à d’autres équipes et c'est bien là l'essentiel. Nous sommes au 8e tour et il faudra batailler, quel que soit l’adversaire, pour décrocher un 1/32e de finale. On a pu le voir avec Metz : ils sont allés battre Lyon en Coupe de la Ligue et se sont faits éliminés vendredi soir par Créteil. On voit que ça ne tient pas qu’à l’adversaire. Samedi soir, quelles que soient les circonstances, nous n’avons jamais douté et nous nous sommes battus jusqu’au bout dans un contexte qui ne nous était pas forcément favorable. Samedi soir, Lannion était dans la position du « petit » qui n’avait rien à perdre. Les Lannionnais ne cherchaient pas forcément à faire à résultat mais à ne pas prendre de but. Ils jouaient sans arrière-pensée, sans pression. Mais nous avons su ne rien lâcher et même si c’est passé à pas grand-chose, c’est passé.
3. La Coupe de France va être mise entre parenthèses quelques semaines et on imagine que vous allez vite vous re-concentrés sur le championnat : cette qualification « dans la douleur » peut-elle avoir un impact ?
Notre prochain objectif, c’est Châteauroux et rien d’autre. Vannes, nous y penserons la semaine prochaine. Nous restons sur une défaite à Sedan et il va falloir repartir sur de bonnes bases. Bien sûr, il y aura des enseignements à tirer de ce match de Coupe, positifs ou négatif d’ailleurs et le Coach saura le faire dès lundi matin. Mais le championnat est une autre histoire et il est clair que le public Brestois ne verra pas la même équipe et le même jeu vendredi soir. Nous retrouverons un environnement que nous connaissons bien et des conditions de jeu plus favorables. Ce que je retiens de ce match de Coupe c’est que nous avons su nous qualifier pour le prochain tour et nous nous replongerons dans cette compétition le 12 décembre, d’ici là, priorité absolue au championnat.