1. Cédric, Brest a ramené un point d’Amiens vendredi après avoir montré deux visages bien différents dans cette rencontre : comment as-tu vécu ce match d’abord sur le banc puis sur le terrain en seconde période ?
C’est vrai qu’en première période nous nous sommes compliqués la tâche en encaissant ce but très vite au bout de dix minutes. Ensuite, nous avons un peu joué « à l’envers » face à une équipe d’Amiens bien en place. Les Amiénois nous ont pressés très haut et de notre côté, nous avons abusé de longs ballons. Nous avons eu beaucoup de mal à sortir de notre moitié de terrain et nous ne nous sommes pas créés beaucoup d’occasions. A la pause, le Coach nous a un peu « bougés » et a procédé à deux changements tactiques avec mon entrée et celle de Julien (Viale). L’équipe a, c’est vrai, mieux joué en seconde période où nous nous sommes créés pas mal de situations intéressantes et nous avons été récompensé par ce but de Julien qui aurait pu même signer le doublé et nous offrir la victoire dans les arrêts de jeu… Nous avons essayé de plus poser le jeu, mettre au maximum le ballon à terre. Mais Amiens est quand même resté dangereux, notamment sur coups de pieds arrêtés. Ils ont eu quelques occasions qui auraient pu faire mouche mais Steeve était à la parade. Finalement, je pense que ce point ramené d’Amiens est un bon résultat. C’est vrai qu’au vu de la deuxième période, nous aurions pu être plus ambitieux mais il a manqué le dernier geste, la dernière passe pour faire la différence.
2. Tu as fait partie de ce « coaching gagnant » de la mi-temps en faisant une bonne rentrée et en étant assez percutant aux avants postes, c’est aussi ton avis ?
C’est vrai que, globalement, ça ne s’est pas trop mal passé pour moi. Au départ, je me suis senti « en jambe », plutôt bien physiquement mais en fin de partie, c’était un peu plus dur car je manque de temps de jeu à ce niveau. Cette mi-temps que j’ai jouée m’a fait plaisir car j’essaie de faire de mon mieux à l’entraînement, de travailler sérieusement et m’appliquer et le Coach m’a fait confiance comme il l’avait fait déjà en Coupe de France à Châteaubriant en me faisant rentrer en cours de match. C’est bien car, comme tous les joueurs, je travaille à l’entraînement pour gagner ma place et être prêt le moment venu quand on fait appel à moi. C’est intéressant de voir que le Coach compte vraiment sur tout le monde cette saison et il faut vraiment se dire qu’on aura tous notre chance à un moment dans cette saison et que nous pouvons apporter quelque chose à l’équipe. Vendredi soir, j’ai fait ce que je pouvais et ce que je savais faire, au Coach ensuite de juger si ma prestation a été satisfaisante ou pas. Mais quoi qu’il arrive, je ne changerai pas ma ligne de conduite et je continuerai de travailler pour le plus souvent présent dans le groupe des seize.
3. Après une saison de prêt à Sannois, tu es revenu au Stade Brestois : est-ce que tu as retrouvé que les choses avaient changé au club et surtout, est-ce que tu penses que Cédric Fabien a lui aussi changé ?
Concernant le club, oui il y a des choses qui ont changé c’est évident. Au niveau des structures, il a évolué et il y a eu aussi beaucoup de changements au sein de l’effectif. Quand je suis revenu, c’est vrai que je ne connaissais pas grand monde et il m’a fallu me réadapter au Stade Brestois version 2007-2008. Au départ, je l’avoue, j’avais souhaité quitter le club mais je n’ai rien trouvé d’intéressant. J’ai donc décidé de rester, de travailler pour me faire une place au sein du groupe et finalement, je n’ai aucun regret. C’est vrai que c’est dur, qu’il y a de la concurrence et que je ne bénéficie pas de beaucoup de temps de jeu en Ligue 2 mais le match de vendredi à Amiens me montre que le travail que je fournis depuis l’été dernier commence à payer. Quant à savoir si j’ai changé, je pense que oui. J’ai le sentiment d’avoir un peu progressé même s’il me manque encore certaines choses mais par le travail, je devrais encore m’améliorer cette saison. Je pense que le plus gros progrès est au niveau mental. En Ligue 2, mentalement, il faut être vraiment costaud et c’est surtout sur ce plan que la différence se fait. La saison dernière, à Sannois, ça ne s’est pas forcément bien passé : je n’évoluais pas à mon poste et je n’étais pas en confiance. Là, cette saison, ça va mieux, je me sens bien au sein du groupe et j’ai vu vendredi qu’il n’était pas difficile d’intégrer l’équipe. J’ai essayé d’apporter avant tout de la fraîcheur et de l’envie et je voulais montrer que j’étais capable d’apporter quelque chose. Ce n’est jamais évident de rentrer en cours de match, surtout quand l’équipe est menée au score mais j’ai reçu le soutien de mes coéquipiers et ça m’a facilité la tâche. J’espère avoir d’autres occasions de rejouer au sein de cette équipe et d’apporter encore plus.