1. Yvan, vendredi soir, Brest a raté son dernier rendez-vous de l'année en s'inclinant à Boulogne dans des conditions de jeu qui n'étaient pas forcément facile : qu'as-tu pensé de cette rencontre ?
C'est vrai que les conditions de jeu n'étaient pas terribles, le terrain était très dur, pas forcément gelé en profondeur mais la surface était très glissante et c'était difficile de garder ses appuis. Ce n'était vraiment pas des conditions idéales pour faire un bon match de football et prendre du plaisir à jouer. Il a fallu s'adapter à ces conditions et nous n'avons pas su le faire, en tout cas, nous avons moins su le faire que Boulogne. Il aurait fallu rentrer très rapidement dans la rencontre, ce que nous n'avons pas su faire contrairement aux Boulonnais qui nous ont dominés dès les premières minutes. Pourtant, nous savions que ce match serait difficile face à un adversaire coriace et des conditions atmosphériques pas du tout favorables mis malheureusement, ça n'a rien changé. Nous avons subi le jeu dès le début de la rencontre, Boulogne se créant pas mal d'occasion et comme ils ont réussi à marquer rapidement, c'était ensuite plus facile pour eux. Nous avons ensuite réussi à revenir un peu dans la partie en développant quelques actions intéressantes mais malheureusement, ça n'a pas suffi. Et comme Boulogne menait au score, c'était plus facile pour eux de défendre que nous d'attaquer sur ce genre de terrain à la limite du praticable. C'est dommage car un bon résultat à Boulogne aurait pu être intéressant au classement mais malheureusement, comme souvent en fin d'année, depuis que je suis là en tout cas, nous perdons le dernier match de l'année. Pourtant, nous nous étions bien préparés, nous avions fait une bonne semaine de travail mais même si ça n'explique pas tout, les conditions de jeu n'étaient pas favorables pour nous. Dans un match de Ligue 2, on sait qu'il suffit de pas grand chose pour faire basculer un match et là, Boulogne a réussi à trouver ce petit quelque chose en marquant rapidement. C'est un match qu ne restera pas dans les mémoires mais c'est vraiment dommage d'avoir raté le coche. Avec cette défaite et vu le programme qui nous attend en début d'année, il faudra démarrer fort pour garder un espoir de faire une bonne saison.
2. C'est un programme chargé qui attend le Stade Brestois dès la reprise le 6 janvier, en tout cas sur le papier, comment allez-vous l'aborder ?
C'est sûr que ça sera "musclé" d'entrée avec ce match de Coupe de France face à Monaco et ensuite l'enchaînement face au Havre, Bastia et Clermont notamment. Nous avons vécu deux dernières saisons assez difficiles et nous savons ce que nous devons faire et ce qu'il faut éviter. Il faudra se remettre dans le rythme d'entrée et signer des bons résultats. Le mois de janvier sera de toute façon un mois charnière pour la suite de notre saison. Si nous l'abordons bien, ça peut être intéressant, dans le cas contraire, nous risquons de rester dans le ventre mou du championnat. Il faudra éviter de se mettre en danger dès le départ et tout faire pour recoller au plus vite au wagon du premier tiers du classement. Commencer par un match de Coupe face à une équipe prestigieuse comme Monaco est quelque chose de bien et de très motivant. Ca va forcément nous mettre dans le bain d'entrée et faire un exploit pourrait nous gonfler à bloc pour la suite et notamment pour la réception du Havre qui sera là encore un gros match. En général, nous réussissons à bien négocier les " gros " matches à domicile, à nous de faire ce que nous avons su faire par le passé face à de grosses écuries pour déjà signer un exploit face à Monaco et s'imposer face au Havre. Réussir ces deux matches serait une belle rampe de lancement pour la suite, à nous de savoir bien l 'aborder mais il faudra batailler dur, nous en sommes conscients d'ores et déjà. De toute façon, ce sera la reprise pour tout le monde, pour toutes les équipes et recevoir dans ces conditions peut être un avantage. En plus, pour Monaco comme pour Le Havre, je pense qu'il y aura du monde et nous n'aurons pas besoin d'aller chercher loin la motivation. Nous aurons bien récupéré pendant la trêve, nous serons frais physiquement et mentalement et tous les ingrédients seront réunis pour faire quelque chose de bien.
3. La trêve hivernale est courte puisque vous ne coupez véritablement qu'une semaine : comment gérez-vous cette trêve hivernale qui est toujours une période particulière avec les fêtes de Noël ?
C'est vrai que c'est court mais nous en profitons pour couper mentalement. A Noël, chacun rentre chez soi ou retrouve ses proches, sa famille et ça fait beaucoup de bien. Pendant une semaine, nous mettons de côté le football, c'est le meilleur moyen d'évacuer la pression accumulée depuis le début de la saison. Mais, comme c'est une période courte, nous sommes obligés de rester raisonnables et de faire attention à ce que nous faisons et ce que nous mangeons. Nous avons aussi un petit programme d'entretien à respecter avec deux séances de travail à faire pendant la semaine pour être prêt pour la reprise qui aura lieu samedi 29 décembre. De toute façon, en une semaine, nous n'allons pas trop perdre physiquement. C'est surtout mentalement que ça fait du bien car nous retrouvons nos proches, nous parlons d'autre chose que de football, nous voyons d'autres choses, ça fait vraiment du bien. Quand on revient, on est un peu "tout neuf" et avec quand même l'envie de retrouver le terrain et la compétition. Mais comme depuis le mois de juin, nous n'avons pas vraiment connu de coupure, je peux vous dire que tout le monde va apprécier cette semaine de vacances ! C'est dommage que ce soit très court mais il faut faire avec. A la longue, on s'y habitue, on s'organise en conséquence. C'est vrai que c'est une période de l'année ou les terrains sont difficiles, les conditions climatiques sont parfois dures aussi et certaines années, on aimerait bien bénéficier d'une trêve un peu plus longue, comme en Allemagne par exemple. Quand on voit les conditions de jeu que nous avons eu à Boulogne vendredi soir et que nous risquons de retrouver en janvier, on peut se poser des questions. Mais bon, profitons de ce que nous savons et profitons de cette semaine pour penser à autre chose que le football.