Avec son mètre 96 et ses 93 kilos, Jérémie N’Jock impressionne. Arrivé lors du dernier mercato en provenance de Mons en Belgique, il a terminé meilleur réalisateur de la D2 Belge l’an passé. Si pour le moment, l’attaquant camerounais cherche encore ses marques dans le championnat de Ligue 2, il espère rapidement retrouver le chemin des filets.
Un globe trotter La Suisse, le Qatar, le Maroc, l’Allemagne, la Roumanie, la Belgique et aujourd’hui la France, depuis 1999 et son départ du Cameroun Jérémie N’Jock a connu bien des pays. Trois continents et autant de culture différentes auxquelles il a fallu s’adapter. « Après quelques mois en Suisse, j’ai eu une proposition d’un club qatari, Al Arabi. À l’époque, il y avait encore peu de joueurs européens sur place. C’était le grand luxe, mais d’un autre côté l’adaptation culturelle n’a pas été simple ». Difficile effectivement de jouer dans un pays prêt à injecter 40 millions d’Euros dans un championnat de football qui se déroule dans des répliques de stade européens souvent à moitié vides et dont l’accès est refusé aux femmes. Après six mois au Maroc et un passage éclair en Allemagne, l’attaquant camerounais rejoint le championnat roumain. « J’ai notamment évolué dans une grande équipe universitaire, Universitatea Craiova. Les entraînements avaient lieu devant 800 spectateurs. J’ai également joué devant 60 000 personnes. Là-bas, le footballeur est idolâtré ». En 2003, son club termine quatrième de son championnat derrière FC Dynamo Bucarest, FC Steaua Bucarest et AFC Rapid Bucarest. Des prestations qui attisent les convoitises de certains voisins européens et notamment du RAEC Mons en Belgique où il débarque en janvier 2004, sans pouvoir néanmoins empêcher la relégation du club en deuxième division belge.
2005/2006 : la saison de Jérémie N’Jock Au RAEC Mons, Jérémie N’Jock a largement participé à la remontée immédiate d’un club où évolue notamment l’ancien Castelroussin et Parisien Eric Rabesandratana. Avec 18 réalisations en championnat, l’attaquant termine meilleur réalisateur de cette division. Un bonheur n’arrivant jamais seul, il devient l’heureux papa de jumelles et se voit même offrir une présélection avec l’équipe nationale du Cameroun et Arthur Jorge, l’actuel entraîneur de Créteil. « Malheureusement, je n’ai pas convaincu. Il faut dire que la concurrence est rude avec des joueurs comme Eto'o, nous explique-t-il. C’est aussi pour cela que j’ai choisi de venir à Brest, dans un championnat plus médiatique et où je peux continuer à progresser ». Thierry Goudet dit de lui : « Jérémie, c’est la force et la puissance. Il a un gros jeu de tête et joue autant du pied droit que de pied gauche ». Pour le moment, malgré ses six titularisations et ses 7 entrées en cours de matches, Jérémie a plus impressionné par son physique que par ses qualités de buteurs. Le géant camerounais en est d’ailleurs largement conscient : « Je ne peux pas être satisfait de mes prestations. Je dois continuer à me battre. Je dois être plus mobile, jouer davantage en mouvement pour être plus présent devant le but. Ce qui est mon point fort. Pour cela, il n’y a pas de secret, il faut travailler et la réussite viendra ». C’est tout ce qu’on peut lui souhaiter.