« Ici, tout le monde parle du Stade Brestois… »
C’est-à-dire ?
Brest est une ville de foot. C’est un peu "cliché" de dire cela mais je peux vous dire qu’en tant que joueur on le ressent vraiment. Ici, tout le monde parle du Stade Brestois. On ressent un vrai soutien populaire et c’est vraiment agréable. En même temps cela nous donne une pression supplémentaire car on n’a pas envie de les décevoir.
Sur ce plan-là, le premier match a dû vous rassurer, toi et l’équipe ?
C’est certain que gagner le premier match à domicile était important mais ce n’est que le premier match. Il y en aura beaucoup d’autres. A nous de reproduire ce type de prestations. Une chose est certaine, l’état d’esprit y était. On avait tous envie de montrer de belles choses, qu’il y ait de l’abnégation. Je crois que nous y sommes parvenus. Il faudra que l’on conserve ces valeurs tout au long de la saison.
Sur ce match, le public brestois a découvert le nouveau visage de l’équipe. Comment te sens-tu au sein de ce groupe et quel potentiel pensez-vous avoir ?
Très bien. J’ai découvert un groupe très sain, qui vit bien ensemble. En même temps, je n’arrivais pas en terre inconnue. Je connaissais déjà quelques joueurs comme Bigné ou Stinat et puis j’avais souvent eu l’occasion de croiser les autres sur les terrains de Ligue 2. Une chose est sûre, l’état d’esprit est là et le groupe a des qualités pour bien évoluer dans ce championnat. Maintenant, honnêtement, je ne dis pas que l’on est plus fort que le groupe de la saison dernière. Une saison se joue souvent sur quelques détails. On ne peut rien dire avant.
« Rien n’est écrit à l’avance… »
Justement, tu connais très bien la Ligue 2. Quel est ton avis sur cette nouvelle saison ?
Cela sera encore certainement un championnat serré. La Ligue 2 est un championnat très difficile dans lequel toutes les équipes peuvent battre les autres. Le niveau est très proche. On a la chance, à Brest, d’avoir des joueurs expérimentés qui connaissent parfaitement ce niveau-là. Cela peut être un plus maintenant, comme il y a d’autres paramètres qui rentrent en jeu. C’est aussi toute la beauté de ce sport. Rien n’est écrit à l’avance !
À Dijon, tu avais un rôle de patron. Est-ce déjà le cas à Brest ?
Je ne me considère pas comme tel. C’est vrai qu’à Dijon, de par mon expérience au sein du club, j’essayais d’être celui qui mettait en confiance les nouveaux arrivants. Mon rôle sur le terrain provoque aussi un peu naturellement cet état des choses. Mais, vous savez, j’ai largement autant à apprendre des autres que je n’ai de choses à enseigner. Ici, des joueurs comme Bigné ou Bouard ont quantité de choses à nous apprendre. Et puis, une équipe, c’est un collectif avant tout où chacun a un rôle à jouer. Un groupe, ça se construit au fur et à mesure des matchs.
Pour ce deuxième match à domicile, vous rencontrez Bastia. À quel type de match t’attends-tu ?
Cela sera un match difficile comme tous les autres. On connaît l’état d’esprit des Corses qui sont toujours difficiles à manœuvrer. Ils ont de plus connu un revers pour leur premier match à domicile et ils souhaiteront sans doute l’effacer au plus vite. A nous de faire notre jeu et de montrer que l’on est chez nous. Gagner à domicile est vraiment important car c’est un avantage psychologique indéniable sur les adversaires qui se déplacent. Et puis, c’est aussi comme cela que l’on obtient le soutien du public et c’est essentiel pour nous comme le prouve le match contre Angers.
Tu parles de Francis le Blé en disant « chez nous ». Ça y est, tu es vraiment brestois ?
(Rires…).
Comme tu le sais, le public brestois a déjà coché quelques dates sur le calendrier. Tu dois en avoir coché deux de plus, non ?
(Rires…). Je vois ce que vous voulez dire ! Les fameux derbys bretons ! Moi-même en tant que breton, ce sont aussi des matchs que j’attends avec impatience. En tant que joueur, on a toujours envie de jouer ces rencontres. Maintenant, ça reste un match à trois poins comme les autres mais je comprends très bien l’impatience du public. Concernant, les deux autres dates, vous voulez sans doute parler des confrontations contre Dijon. Je ne vous cache pas que ce sera pour moi des matchs spéciaux mais je crois que c’est humain comme réaction. On verra ça sur le moment. Pour l’instant, je n’y pense pas. L’important est de bien débuter le championnat après on verra…
Retrouvez également cette interview dans le Journal du Stade Brestois distribué à l'occasion de la rencontre Brest-Bastia